« LA GUERRA », le dernier boutre des Comores (2)

 

Assis sur la falaise.
M’étant gavé de fruits tropicaux,
Assis sur une falaise et sous un ciel bleu,
Insouciant et humant l’air frais de l’océan,
Le regard perdu dans les eaux cristallines,
Soudain, un boutre sortant de nulle part,
Ouvrant ses immenses voiles,
Emporté par le vent sous un soleil d’août,
Un magnifique oiseau,
Construit par des génies,
glisse avec audace et légèreté,
Sur cette charmante baie où,
L’eau ridée par le souffle des vents,
Ne fait qu’augmenter son élégance.
Les boutres!
Ces beaux oiseaux aux couleurs gaies,
et aux ailes blanches,
Qui volent rapidement, juste au dessus des vagues,
Que la construction des ports en eau profonde a fait disparaitre,
Ces tableaux uniques, dignes, naguère,
des récits de l’époque des puissants sultans d’Anjouan,
Hier d’une carte postale,
Aujourd’hui d’un selfie.
Abdoullatuf NIDHOIMI.

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