Le triomphe des Al Masely

Après le coup d’Etat de 1803 dans le sultanat d’Anjouan, organisé par Allaoui 1er de la lignée Al Maduwa contre son beau-père le Sultan Abdallah 1er de la lignée Al Masely, les Al Masely ne savaient pas qu’ils devraient attendre presque un siècle pour retrouver à nouveau le trône de l’île. Ceci après la mort du sultan Mawana Abdallah III en 1891 et après bien sûr l’exil de sultan Said Athoumani Al Maduwa et de son neveu prince Salim ben Sultan Salim II Al Maduwa en Nouvelle Caledonie par la France.
Suite à la révolte anjouanaise de 1891 qui s’est déclenchée après la mort de sultan Abdallah III, les autorités coloniales françaises de Mayotte décident d’installer au pouvoir, au début de l’année, le plus célèbre prince francophile Said Omar Al Masely. C’est presque le début du grand retour des Al Masely au pouvoir. La même année à Ngazidja, le 19 novembre, les autorités françaises de Mayotte procèdent à la restauration au pouvoir de l’île son fils Said Ali. Ce-dernier fut ramené à Moroni par un navire militaire colonial le Boursaint, après avoir réussi à prendre la fuite en février en 1891 à la rébellion de l’aristocratie de Ngazidja.
Said Ali avait conquis le pouvoir à Ngazidja en 1880 en bénéficiant des soutiens des autorités coloniales de Mayotte, de sultan Abdallah III d’ Anjouan et de sultan Hachim.
Un autre fils de sultan Said Omar Al Masely, Said Mohamed Sidi All Masely (photo) succède à son père, après la mort de celui-ci en 1892, dans le sultanat d’Anjouan. Il est considérait comme le dernier sultan des Comores en général et d’Anjouan en particulier. Son règne n’a pris fin qu’en 1930.
Le seul fils du sultan Said Mohamed Sidi Al Masely, le prince Said Djaffar Al Masely, né d’une princesse de Ngazidja Moina Naïmi wa sultan Mwigni Mdji, était pendant la période transitoire, le Gouverneur de Ngazidja. Et quand le Gouverneur colonial de Madagascar visite les Comores aux années 1930, prince Said Djaffar ben sultan Said Mohamed Sidi Al Masely fut la haute personnalité des Comores (avec le prince Abdillah Msafumu, Mwigni Sidi et Dahlane ben Mwigni Abbas) à accueillir le Gouverneur colonial comme en témoigne une célèbre photo prise par Abdou Sidi.
Dans une autre photo, on peut voir le prince Said Djaffar Al Masely entouré par des jeunes elites dont le jeune prince Said Ibrahim ben sultan Said Ali un autre Al Masely et figure principale de la politique des Comores durant l’autonomie interne au côté du président Said Mohamed Cheikh.
Parallèlement, d’autres Al Masely, occupent à Ngazidja, la place de chef de la famille royale de Ngazidja le prince Said Ahmed Zaki Al Masely fils ainé de sultan Said Ali ben sultan Said Omar Al Masely ensuite le prince Said Housseine ben sultan Said Ali Al Masely.
Le premier président des Comores indépendante aux Nations Unies, le prince Said Mohamed Djaffar Al Masely n’est autre que le fils du prince Said Djaffar ben sultan Said Mohamed Sidi ben Sultan Said Omar Al Masely.
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Image : sultan Said Mohamed Sidi ben sultan Said Omar ben prince Said hassane ben sultan Abdallah 1er Al Masely, à côté du drapeau du sultanat d’Anjouan. une photo prise entre 1920 et 1937
Crédit photo : compte twitter @ComoresArchives
Sources : Jean Martin

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Un ouvrage sur la médina de Mutsamudu : Malik, enfant de la médina…

Un récit qui vous ouvre les portes de la médina de Mutsamudu, en compagnie d’un de ses enfants Malik.
Un ouvrage dédié « à tous les enfants et petits enfants qui ont comme origine cette médina de Mutsamudu, mais qui n’ont malheureusement pas eu la chance de la connaître autrement que par ce qu’ont pu leur communiquer leurs parents et les échos lointains qui sont arrivés à leurs oreilles sans qu’ils aient pu en connaître les parfums, ni la chaleur de son étreinte ni son incommensurable amour pour les siens ».

Quelques passages du début :

Mutsamudu : « Chaude et possessive comme une mère qui vous tient par le bras de ses ruelles étroites et ne veut plus vous lâcher. Chaque ruelle vous conduisait vers un adulte, un oncle, une connaissance et vous donnait l’impression que la solitude ne pouvait exister ». P9

« Mais ce que Malik préférait pardessus tout, c’était Mutsamudu de la nuit. D’abord au crépuscule quand les narines étaient visitées par des fumées qui sortaient de tous les foyers de bois et promenaient des senteurs suaves, douces ou épicées à travers les ruelles. Ici, c’était le fumet d’un mataba 8 qui exhalait son coco envoûtant, là le chant des oignons au curcuma, cumin et autres épices et là-bas le « rôti anjouanais » 9 qui finissait de vous liquéfier ».

« Et puis venait la nuit comme un voile mystérieux embaumé de corolles de jasmin, de fleurs et de plantes à parfums : c’était la sortie des belles de nuit, les Mutsamudiennes qui, après avoir passé la journée dans leur maison à s’occuper de tout, se libéraient pour prendre l’air, dans un froufrou de Shiromanis 10 et de joyeux babillements ». P12-13

« Par une petite fenêtre dans le mur, derrière le balcon, le célèbre M Tom Tom, le projectionniste lançait une gerbe de lumière qui s’aplatissait sur un écran peint sur le mur opposé pour créer la magie des images parlantes. Du plafond, tombaient quelques lampes nues autour desquelles voletait une nuée d’insectes.

Malik avait le regard et l’esprit suspendus à ces lampes car longtemps il s’était imaginé que c’étaient les insectes tournoyant autour des ampoules qui les éteignaient et marquaient ainsi le début du film. D’ailleurs, avant de s’éteindre définitivement, elles se mettaient à clignoter comme pour donner un signal.

Les films les plus prisés étaient les Tarzan, les Eddy Constantine, les Westerns, tous les films d’action et de bagarres que la basse-cour suivait à grands cris de « Inwa, inwa » 6 « Allez-allez »
Souvent, les spectateurs essayaient d’aider l’acteur principal en l’interpellant à haute voix et l’exhortant à regarder par derrière ou sur le côté où étaient tapis ses ennemis. » P22

Des lieux inoubliables, des personnages pittoresques, des croyances, des traditions des anecdotes, une atmosphère, des parfums… pour permettre à chaque parent d’évoquer avec ses enfants et petits enfants le souvenir d’un lieu extraordinaire et merveilleux et qui pourraient peut être les aider à renouer les liens avec le pays. Car on sait que « l’origine d’un homme, ce sont ces racines enfouies au profond de son être et qui en font sa solidité et son rayonnement. »

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage
en le commandant sur EBAY https://www.ebay.fr
sur le site de l’éditeur http://www.editionsthierrysajat.com ou à l’adresse mail thierrysajat.editeur@orange.fr (coût de l’ouvrage 15 euros+ 4 euros frais d’envoi)
Vous pouvez également me joindre pour toute question sur mon messenger Kamaroudine ABDALLAH PAUNE ou par mail au kapaune1@gmail.com
Avec mes remerciements cordiaux.

Sultan Alawi II ibn Sultan Abdallah II ibn Sltan Alawi 1er d’Anjouan – dit Alawi Mtiti

Qatar National Library Digital Repository NOTA BENE : La photo portrait est bien celle du Sultan Alawi II dit Alawi Mtiti mais, le texte résume des péripéties d’un de ses fils, Abdullah. Portrait en studio d‘Abdullah Bin Alawi, également connu sous le nom de Prince Abudin, fils d‘un Sultan déchu de l‘île de Nzwani, dans l‘archipel des Comores, qui avait une fois représenté son père en

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