Ecole Primaire de Missiri

Ci-dessous texte de Kamarouddine Abdallah Paune sur cette école emblématique :
École primaire, souvenirs tirés de « Malik enfant de la médina « 
En ces temps, il y avait un concours pour accéder en CE1, un concours pour accéder en CM1, en CM2 et le fameux concours final pour accéder en sixième.
C’était comme une course d’obstacles dont les haies étaient trop hautes pour une grande partie des coureurs.
La 2e année du primaire se déroula sans anicroche pour Malik, le nombre d’élèves étant déjà plus réduit du fait d’une épuration d’élèves dont l’intérêt se portait déjà ailleurs et qui n’avaient rien à faire avec l’école.
Il y eut quand même un changement d’instituteur au début de l’année, leur instituteur étant alors appelé à des fonctions ministérielles et remplacé par un malgache jovial et plutôt pédagogue.
M Djaoussid de son nom, ressemblait peu aux Malgaches habituels, Merina 5 de type asiatique que l’on connaissait.
Il était probablement originaire de la côte malgache sakalava 6, d’une couleur noir foncée, aux traits africains et à l’allure débonnaire et très sympathique.
Il se s’était mis très tôt à apprendre l’anjouanais et avait composé une chanson avec des mots naïfs en shindzuani 7, la langue locale et en français avec un peu d’alphabet arabe, pour encourager les élèves à venir à l’école et à apprendre.
« Wanatsa watiti uo, namfunge kiritasi, namuje lakilasi, ici mutsofundrihao, mtsosoma ntrongo ndjema., moja, mbili ntraru nne, c’est bon d’étudier, alif, bee, tée, the, nous sommes laborieux….. » Littéralement Petits enfants, préparez vos papiers, venez en classe, Ici vous apprendrez beaucoup de choses, un, deux, trois, quatre, c’est bon d’étudier , puis suivait l’alphabet arabe etc.
Une chanson qui devait bientôt résonner dans toute l’école et rester gravée à jamais dans la mémoire des élèves.
error: Contenu protégé !