Bweni Fatima bint Abdurrahman ( Chatara) ibn Ahmad ibn Ali ibn Hussein Ibn Mohammed AL AHDALI

L’APPEL DE LA LIBERTÉ : ÉCOUTEZ LA VOIX DE L’ICÔNE
Regardez ces images. Écoutez ce souffle. Nous sommes le 3 août 1997, sur la place Mroni, devenue ce jour-là le centre du monde pour chaque Anjouanais.
Au milieu d’un océan de trente mille âmes, une femme se tient debout sur le podium. C’est Bweni Fatima ABDEREMANE. Ce n’est pas seulement une militante qui parle, c’est le cri de tout un peuple qui refuse de mourir à genoux.
« Libérons notre Anjouan ! » lance-t-elle avec une clarté prophétique. « Personne ne veut être esclave ! »
Voyez la foule : tantôt plongée dans un silence studieux, buvant chaque parole de cette héroïne, tantôt éclatant en chants et en applaudissements électriques. En l’écoutant, on comprend que la souveraineté n’était pas qu’une décision politique, c’était une exigence de dignité.
La Vice-présidente de l’O.P.I.A. a semé la graine de notre liberté dans la terre fertile de nos cœurs. Cette graine a germé, elle s’est enracinée dans notre histoire et aujourd’hui, elle s’élance vers le ciel. Plus rien, ni personne, ne pourra empêcher cette croissance de s’accomplir jusqu’à sa pleine floraison : notre souveraineté totale.
Écoutez ces frissons qui traversent le temps. Que la voix de l’Icône continue d’arroser notre détermination.
Anjouan vivra, Anjouan sera libre et souveraine !
ADIEU À L’ICÔNE : LA PROMESSE DU DIRECTOIRE
Bweni Fatima Abderemane, notre Vice-présidente, notre Mère, notre Sœur,
Tu es désormais entre les mains du Seigneur, le Très-Haut, le Très-Miséricordieux. Ne regrette rien de ce bas-monde que tu as traversé comme une tempête de dignité.
Même en ce jour de deuil, les ombres du pouvoir fantoche ont tremblé devant toi. Ils ont osé interdire la lecture de ta biographie sous les voûtes de la mosquée, comme si le récit de tes combats pouvait faire s’écrouler leurs murs d’oppression. Mais ils ont oublié une loi éternelle : on peut censurer un discours, mais on ne peut pas faire taire le silence d’un peuple qui se recueille. Ton histoire n’a pas besoin d’être lue à haute voix pour résonner dans chaque foyer anjouanais.
La graine de la souveraineté d’Anjouan que tu as semée n’est plus une promesse. Elle a germé dans la douleur, elle s’est développée dans la résistance, et elle s’élance aujourd’hui avec une force que nulle main humaine ne peut plus entraver.
Repose en paix, Icône de Mroni. Ils ont interdit tes mots, mais ils ne pourront jamais interdire la moisson de liberté qui arrive. Ton dernier voyage, enveloppé dans nos couleurs ancestrales, n’est pas un adieu, c’est le signal du réveil.
Puisse Allah, dans Sa miséricorde infinie, accorder le repos éternel à l’âme de notre Icône.
Que la terre d’Anjouan qu’elle a tant aimée lui soit légère. Que son courage infuse dans le cœur de chaque jeune pour que demain, le drapeau qu’elle porte aujourd’hui vers l’au-delà flotte librement sur une île souveraine.
Nous te faisons le serment : la graine deviendra forêt, et Anjouan sera libre !
Vive l’État souverain d’Anjouan !
Anli Yachourtu JAFFAR
03 mai 2026
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