1843 : La Contestation du Prince Hamza ibn Sultan Abdallah 1er contre la vente Illicite de Mayotte

La lettre écrite par Hamza en 1848 est une lettre officielle du sultanat d’Anjouan pour protester contre le traité de vente de Mayotte par Andrantsoly à la France en 1841. Elle revendiquait l’appartenance de l’île de Mayotte au sultanat d’Anjouan tout en dénonçant l’illégalité de l’acte commis par l’usurpateur malgache. Cet acte d’annexion se déroule dans une période d’âpre rivalité colonialiste entre la France et l’empire britannique dont l’influence était prépondérante dans l’océan indien notamment à Madagascar, l’Afrique de l’Est et dans le sultanat d’Anjouan. Après ses échecs auprès des souverains merinas, la France avait jeté son dévolu sur l’archipel des Comores mais se heurtait à la résistance résolue du sultanat d’Anjouan, véritable verrou contre la colonisation française. Pour parvenir à ses fins, la France s’est attachée à détruire le sultanat d’Anjouan en s’appuyant sur les princes sakalavas opposants de la main mise merina sur la grande île. C’est ainsi que tour à tour Ramanetaka, puis Andrantsoly ont joué le rôle de brigades avancées contre l’intégrité du sultanat d’Anjouan à Mohéli et à Mayotte. Le pouvoir d’Anjouan a dû mener plusieurs guerres punitives pour les déloger des trônes usurpés sur ces îles considérés comme les maillons faibles du sultanat. L’annexion de Mayotte intervient à un moment où Andriantsoly se sentait acculé mais surtout à un moment d’affaiblissement du sultanat d’Anjouan suite au naufrage de la flotte punitive d’Abdallah II à Mohéli, son incarceration et son décès dans les geôles de Ramanetaka. Ce drame qui a fortement ébranlé le sultanat d’Anjouan a ravivé les rivalités dynastiques et permis à la France de bénéficier de complicités au sein des familles royales anjouanaises pour mener à bien son entreprise colonialiste. C’est le cas du prince Said Omar Al Maseli qui s’est mis au service de la France à Mayotte en caressant l’illusion de devenir un jour le roi d’Anjouan et de Ngazidja.

 

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