L’effondrement de Ujumbe – Vuka ujumbe ?

L’effondrement de Ujumbe

Il avait longtemps résisté
A l’assaut du temps
Et raffermi son tremblement
A l’idée que l’histoire
Ne pouvait mourir,
Que le temps des splendeurs
Revivrait dans la mémoire
Des générations à venir.

Mais de guerre lasse,
Après des nuits lugubres
De pluies diluviennes,
Et de coupables indifférences,
Il a cédé au vertige
Et le ciel bascula.

La poussière à la bouche,
Il essaya de relever la tête,
Pour voir si à son secours
Personne ne venait,
Ni ne comprenait qu’à sa mort,
Mourait une partie de nous-mêmes.
Qu’à l’oubli des aïeux venait
La perte des racines.

Ces murs de mousse qui s’écroulent,
Sont les racines de notre mémoire,
Et quand le présent oublie son passé,
Il perd aussi le chemin de son avenir.
Kamaroudine

Vuka ujumbe  ?

Aka atria yimengo ha djitihadi,
Hukabili zinyakati,
Ata djeli mindru yakoririntra,
Be akodjitruliza,
Amba kayifu yitareha
Na swifa za utamaduni.
Maana besheleya za zama zijao.

Be kavu kayilemedza,
Pondra za kashikazi,
Na mauku ya shidza,
Na ulalamishi bila mpaka,
Suku udu wamsika,
Zimbigu zivindruha.

Trove hanyonyi,
Atsaha anyuwe shitswa,
Ha hutsaha msaanda,
Nahika vwa ayelewao,
Huka hufa yahe,
Mpavi ya mayiti ya wontsi,
Amba hudala wadzade,
Hulatsa ya mtru aswilia.

Zinkura za malavu zizo,
Zikomohao vavo na vavo,
De zianlama za yatru aswilia.

Kumbe, leo yahidala jana,
Ulatsa na yindzia ya yimeso hoho.

Kamaroudine

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Quelques passages du début :

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« Mais ce que Malik préférait pardessus tout, c’était Mutsamudu de la nuit. D’abord au crépuscule quand les narines étaient visitées par des fumées qui sortaient de tous les foyers de bois et promenaient des senteurs suaves, douces ou épicées à travers les ruelles. Ici, c’était le fumet d’un mataba 8 qui exhalait son coco envoûtant, là le chant des oignons au curcuma, cumin et autres épices et là-bas le « rôti anjouanais » 9 qui finissait de vous liquéfier ».

« Et puis venait la nuit comme un voile mystérieux embaumé de corolles de jasmin, de fleurs et de plantes à parfums : c’était la sortie des belles de nuit, les Mutsamudiennes qui, après avoir passé la journée dans leur maison à s’occuper de tout, se libéraient pour prendre l’air, dans un froufrou de Shiromanis 10 et de joyeux babillements ». P12-13

« Par une petite fenêtre dans le mur, derrière le balcon, le célèbre M Tom Tom, le projectionniste lançait une gerbe de lumière qui s’aplatissait sur un écran peint sur le mur opposé pour créer la magie des images parlantes. Du plafond, tombaient quelques lampes nues autour desquelles voletait une nuée d’insectes.

Malik avait le regard et l’esprit suspendus à ces lampes car longtemps il s’était imaginé que c’étaient les insectes tournoyant autour des ampoules qui les éteignaient et marquaient ainsi le début du film. D’ailleurs, avant de s’éteindre définitivement, elles se mettaient à clignoter comme pour donner un signal.

Les films les plus prisés étaient les Tarzan, les Eddy Constantine, les Westerns, tous les films d’action et de bagarres que la basse-cour suivait à grands cris de « Inwa, inwa » 6 « Allez-allez »
Souvent, les spectateurs essayaient d’aider l’acteur principal en l’interpellant à haute voix et l’exhortant à regarder par derrière ou sur le côté où étaient tapis ses ennemis. » P22

Des lieux inoubliables, des personnages pittoresques, des croyances, des traditions des anecdotes, une atmosphère, des parfums… pour permettre à chaque parent d’évoquer avec ses enfants et petits enfants le souvenir d’un lieu extraordinaire et merveilleux et qui pourraient peut être les aider à renouer les liens avec le pays. Car on sait que « l’origine d’un homme, ce sont ces racines enfouies au profond de son être et qui en font sa solidité et son rayonnement. »

Vous pouvez vous procurer cet ouvrage
en le commandant sur EBAY https://www.ebay.fr
sur le site de l’éditeur http://www.editionsthierrysajat.com ou à l’adresse mail thierrysajat.editeur@orange.fr (coût de l’ouvrage 15 euros+ 4 euros frais d’envoi)
Vous pouvez également me joindre pour toute question sur mon messenger Kamaroudine ABDALLAH PAUNE ou par mail au kapaune1@gmail.com
Avec mes remerciements cordiaux.

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